L’avenir des femmes

est entre vos mains

Où en est l’engagement féministe ? Les Glorieuses font le point.

Depuis l’automne 2015, Les Glorieuses vous envoient chaque semaine une newsletter qui vise à réinventer l’information sur les femmes. Le projet est ambitieux mais les nombreux messages de soutien que nous recevons nous confortent dans cet engagement. Vous êtes nombreuses et nombreux à nous proposer votre aide et nous vous en remercions du fond du coeur. Cependant, Les Glorieuses n’est pas une association militante. Nous sommes une initiative indépendante qui, au travers de sa newsletter, promeut une nouvelle façon d’être féministe, plurielle et engagée. En France, il existe plusieurs centaines d’organisations nationales ou locales qui militent pour les droits des femmes et qui ne demandent qu’à être rejointes! Nous vous proposons de découvrir les organisations qui œuvrent au quotidien pour les droits des femmes. Devant la diversité des organisations existantes, nous ne pouvons prétendre à l’exhaustivité, c’est pour cela que cette page a vocation à évoluer. N’hésitez pas à nous envoyer un mail si vous souhaitez que l’on ajoute une initiative.

Temps de lecture : environ 15 min (c’est long mais ça vaut le coup)

 

On commence fort avec une comparaison de deux budgets : un dédié à la parité, l’autre aux animaux…

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  Vous avez bien lu. En France, la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes, programme gouvernemental porté par le ministère de la famille, de l’enfance et des droits des femmes (nous nous passerons de commentaires sur l’intitulé) est de 25 millions d’euros pour 2015. La même année, le budget de fonctionnement de la SPA (société protectrice des animaux) était de 47 millions d’euros, soit près de 2 fois plus… La Fondation des femmes, créée il y a peu, souhaite palier à la faiblesse de ce chiffre. Il s’agit de la première structure nationale de collecte féministe dédiée au financement des actions en faveur des droits des femmes, de la lutte contre les violences et de la sensibilisation à l’égalité.
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Un ou une féministe est « une personne qui croit à l’égalité sociétale, politique et économique des sexes » Chimamanda Ngozi Adichie   Mais il y a mille façons d’être féministe. Etre féministe, c’est se responsabiliser quotidiennement par rapport aux injustices dont toutes les femmes, partout dans le monde, font l’expérience.
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Plusieurs organisations militent pour atteindre cette égalité : la commission genre de l’organisation ATTACla Coordination Française pour le lobby Européen des femmes (CLEF), Les efFRONTé-e-s qui militent pour la défense des droits des femmes, le réseau mixte et international Encore féministes!Femmes Solidaires, l’association antisexiste Mix-Citéle collectif Georgette Sand, Osez le féminisme qui dénonce les inégalités femmes-hommes dans tous les domaines, le réseau féministe « Ruptures »  qui intègre la dimension « égalité » dans le domaine économique, social et politique, les Tumultueuses, groupe féministe radical et anti raciste, Association d’entraide et mouvement des femmes, la Ligue du Droit International des FemmesUN Women France

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Femmes et politique ne font pas forcément “bon ménage” pour tout le monde

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Le Général bien sûr… un toucan n’aurait jamais osé. Si la parité avance en politique, elle avance doucement. Il n’y a que 27% de femmes à l’Assemblée nationale et 25% au Sénat. Les leaders politiques sont encore trop souvent des hommes alors qu’il y a 50% d’élues.

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L’Assemblée des femmes promeut a parité des femmes et des hommes en politique. Elles aussi milite pour une gouvernance équilibrée entre femmes et hommes en politique. Femmes et pouvoir accompagne des femmes – et des hommes – vers les plus hautes responsabilités avec des formations. Enfin, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes créé en 2013 a pour mission d’assurer la concertation avec la société civile et d’animer le débat public sur les grandes orientations de la politique des droits des femmes et de l’égalité.


Agir pour nos droits

 

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  Les associations spécialisées dans les questions des droits des femmes sont indispensables pour faire valoir la cause des femmes au niveau législatif. Fondée par Simone de Beauvoir entre autres, Choisir la Cause des Femmes est une association historique pour la défense des droits des femmes. L’Alliance des Femmes pour la démocratie fondée par Antoinette Fouque œuvre pour une conception moderne des droits des femmes. Regards de femmes dénonce les stéréotypes qui enferment filles et garçons. Femmes Contre les Intégrismes défend depuis 20 ans les droits des femmes en combattant tous les intégrismes quels qu’ils soient, et revendique la laïcité et l’égalité des droits pour toutes. Femmes Egalités est un groupe de réflexion sur la place des femmes dans la société. Le Groupe d’intérêt pour le matronyme (matrimoine, parité, civilité) œuvre à la reconnaissance du matronyme. Les associations défendent également les femmes immigrées. Les collectifs Rajfire et Collectif ADFEM, Action et droits des femmes exilées et migrantes s’engage pour les droits des femmes migrantes et exilées. Femmes de la Terre est née de la rencontre avec des femmes immigrées en grandes difficultés. FASTI Féministe, anticapitaliste, et tiers mondiste tire sa légitimité du travail de terrain des militants et bénévoles des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s. L’organisation se bat pour le droit des personnes migrantes depuis près de cinquante ans. Certaines structures se sont également spécialisées dans la réflexion et l’action afro-féministes (dont nous vous parlions dans cette newsletter). Elles permettent de donner une voix au femmes qui subissent non seulement le sexisme mais également le racisme et sont à l’intersection de ces deux exclusions. Citons par exemple le Collectif Mwasi, le Collectif Afro-fem ou le Collectif rennais les Peaux Cibles.
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Quand on pense à la défense des droits des femmes en France, difficile de ne pas parler du Planning Familial, le réseau d’associations locales qui oeuvre au quotidien pour la défense des droits des femmes à disposer de leurs corps. La CADAC – Coordination des Associations pour le Droit à la Contraception et à l’Avortement et Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception participent à la transmission de l’information sur les droits sexuels et reproductifs. Le blog IVG, je vais bien merci permet de faire entendre un autre dis­cours pour que les femmes puissent enfin ne plus se sen­tir cou­pables de ne pas souf­frir d’avoir avorté. Enfin, le STRASS (Syndicat du Travail Sexuel) assure la lourde tâche de protéger et représenter les femmes (et les hommes) qui vivent d’une activité sexuelle.
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Les organisations concernées sont : Voix de femmes qui lutte pour le libre choix amoureux et la sexualité et contre le mariage forcé, ou les Centres LGBT et la Coordination Lesbiennes France (CLF)  qui assurent information et soutien au femmes et aux hommes homosexuels. Enfin, les Chahuteuses est une association qui organise des événements autour de la sexualité joyeuse.


S’engager contre les violences physiques, verbales et symboliques

Les violences faites aux femmes rassemblent de nombreuses organisations féministes. Accueil des victimes, lieux de parole ou de travail sur les aspects juridiques et sociaux, actions coups de poing et manifestations, les formats d’actions sont aussi divers que les contextes de ces violences. Toutes les femmes, quel que soit leur âge, leur origine, leur situation économique, professionnelle sont susceptibles d’être victimes de violences sexistes. D’après la Banque Mondiale, 7% des femmes seront victimes d’un viol au cours de leur vie.

Le risque de violence conjugale et d’agression sexuelle sur les femmes de 15 à 44 ans est plus élevé que ceux de cancer, d’accidents de la route et de guerre réunis. La plateforme officielle Stop Violence femmes répertorie des associations locales qui s’engagent dans toutes les régions. Par ailleurs, elle met à disposition des chiffres officiels et un centre d’appel anonyme pour les victimes.
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Face à cela, nombre d’associations sont dédiées à l’accueil des victimes, l’écoute, ou encore l’aide matérielle. Notons par exemple le Collectif national des droits des femmes ou encore la Fédération Nationale Solidarité Femmes, un réseau constitué de 68 associations qui accompagnent et/ou hébergent des femmes victimes de violences en particulier conjugales. Elles développent également des programmes de sensibilisation/formation auprès des professionnel-le-s. Le Mouvement Jeunes Femmes accompagne des femmes victimes de violence, et, à leur demande, se constitue partie civile. Les associations Elles imaginent et L’Escale traitent les cas de violences conjugales. Les Maisons des Femmes et SOS Femmes accueil sont des lieux non mixtes qui accueillent les femmes en difficulté. Le FIT, une femme un toit héberge des femmes issus de foyers violents. Le CNIDFF, Centre National d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles et son large réseau local oeuvrent à informer toutes les femmes de leurs droits. La Fédération nationale GAMS est engagée dans la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles et plus particulièrement : les mutilations sexuelles féminines, les mariages forcés et/ou précoces. L’association Du Côté des Femmes s’engage pour l’insertion professionnelle des femmes victimes de violences. Le blog Gyn&co rassemble des témoignages et des adresses de praticiens en gynécologie féministes. L’Association contre les Violences faites aux femmes au travail AVFT s’est spécialisée sur la défense des femmes victimes de violences sexuelles au travail. Les associations Ni Putes Ni Soumises et les Insoumises se spécialisent dans l’accompagnement des femmes des quartiers populaires. Le Mouvement du Nid, accompagne les femmes qui subissent la prostitution et travaille à leur réinsertion. Créée il y a peu, l’association No Gynophobie souhaite fédérer les combats et faire émerger le terme de Gynophobie pour qualifier les violences à l’égard des femmes. L’association ECVF, Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes soutient et forme les élus qui s’engagent contre les violences faites aux femmes.

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Le sondage IPSOS est affligeant : les stéréotypes à l’égard des femmes violés sont malheureusement enfin bien présents. Il existe des structures aident les victimes de viols : le Collectif Féministe Contre le Viol qui propose une permanence aux victimes, l’association SOS Viol, qui vise à rompre le silence (un grand nombre de victimes de viol vivent leur traumatisme en silence, par honte ou par stupeur), l’association Mémoire traumatique et victimologie qui oeuvre pour la formation, l’information et la recherche sur les conséquences psychotraumatiques des violences.
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L’association Stop au Harcèlement de Rue, le Tumblr Paye ta Schnek ou encore les initiatives locales Villes Sans Relou agissent pour la prise de conscience de ces violences qui empêchent les femmes de profiter librement de l’espace public. Les structures de mobilisation concernant le harcèlement sexiste en ligne se développent depuis quelques années. Notons par exemple le Tumblr Féministes versus Cyber Harcelement.
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Des initiatives au niveau européen existent pour combattre les idées reçues et les violences symboliques à l’égard des femmes : Du côté des filles a été créée en 1994 dans le but d’élaborer un programme d’élimination du sexisme dans le matériel éducatif, notamment des albums illustrés pour enfants. LTDF Libres Terres des Femmes qui lutte par tous les moyens contre toutes les formes de violences faites aux femmes. L’association européenne CLASCHES Collectif de Lutte Anti-Sexiste Contre le Harcèlement Sexuel dans l’Enseignement Supérieur. ZéroMacho : les hommes de tous les pays s’unissent pour dire NON au machisme !


Les médias spécialisés : comment s’informer ?

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En 2015, ces chiffres en disent long sur l’image de la femme imposée aux lecteurs, téléspectateurs et auditeurs. Les Glorieuses ont d’ailleurs proposé un manifeste pour pour proposer une nouvelle image de l’expert, et surtout de l’expertE (signez le manifeste). La Barbe est un groupe d’action. Ses membres envahissent les lieux traditionnellement dominés par les hommes en portant des barbes, symbole du masculin. Les Chiennes de Garde luttent contre les violences symboliques faites aux femmes et dénoncent les injures sexistes publiques faites aux femmes. Les Femen investissent, seins nus, les lieux emblématiques de la domination masculine.
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Des initiatives intéressantes ont vu le jour ces dernières années : Sylvie Pierre-Brossolette, membre du CSA a fortement contribué à ce que les médias doivent comptabiliser le nombre de femmes citées ou interrogées comme expertes ; Marie-Françoise Colombani et Chekeba Hachemi ont publié un Guide des expertes qui recense des femmes reconnues dans des domaines aussi variés que la politique, la culture ou l’économie, ce guide est aujourd’hui un site internet (géré par le Groupe Egalis) ; #JamaisSansElles mobilise des acteurs du numérique pour voir davantage de femmes intervenir dans les manifestations publiques, en 2014 le collectif Prenons la Une a dénoncé la trop grande invisibilité des femmes dans les médias ; Le Melting Book propose un répertoire d’expert(e)s diversifié ; Pour les femmes dans les médias, l’organisation qui promeut la reconnaissance des femmes dans les médias (dans la hiérarchie ou à l’antenne). Des médias comme Causette, Clara Magazine, EGALITE, Femmes ici et ailleurs, les Nouvelles News ou 50/50 Magazine mettent en avant une vision de l’actualité basée sur l’égalité femmes hommes. Les médias traditionnels investissent également cette question : TV5 Monde a créé Terriennes, le premier portail dédié à la condition des femmes dans le monde, Libération a créé « Who Run the World« , une rubrique mensuelle dédiée aux droits des femmes. Les blogs et les newsletters féministes permettent de s’informer et utilisent les réseaux sociaux pour faire émerger les prises de conscience du grand public. Une liste non exhaustive comprend : le tumblr L’empêcheuse de penser en rond, EgalitéEs.fr, la galaxie numérique dédiée à l’égalité femmes-hommes, Feminist Current, le blog de Megan Murphy (en anglais), Les Glorieuses, une newsletter sur les intérêts politiques et culturels des femmes dans le monde (c’est nous!), Le Gorafi Madame (une source inépuisable de rires…), Mrs Roots, l’Afropéenne et le Blog de Many tenus par des militantes Afro-féministes, Poulet Rotique, tenu par l’hilarante Clarence Edgar-Rosa, Ca Fait Genre !, tenu par une experte en littérature française qui interroge le sexisme et le féminisme via la langue, Humour de dogue tenu par une militante des Chiennes de Garde, la page Facebook, Humour féministe, Ladies & gentlemen par Marie Donzel, Madam Rap, Les Martiennes par Charlotte Lazimi et Myriam Levain, Hypathie, blog féministe et anti-spéciste, Olympe et le plafond de verre, décryptage de faits quotidiens, Télédebout, une webtélé féministe, les chaînes YouTube féministes de Klaire fait Grr ou Naya La Ringarde.


Surprise. L’emploi des femmes est bénéfique à la croissance économique.

emploi-femmes-glo Le rapport gouvernemental “Vers une égalité réelle entre les femmes et les hommes » (édition 2015) met en lumière qu’une augmentation de la part des femmes dans le marché du travail augmenterait le PIB.. Capture d’écran 2016-03-01 à 20.13.19

  • Business and Professional Women – BPW – oeuvre depuis 1930 à la participation égalitaire aux postes décisionnaires, l’égalité des rémunérations à compétences et responsabilités équivalentes, et à une plus grande participation à la création d’entreprise et à la vie publique.
  • L’association Femmes Cheffes d’Entreprises a pour objectif premier la prise de responsabilités des femmes chefs d’entreprises dans la vie économique et le renforcement de leur présence dans les instances décisionnelles au niveau local, régional et national, d’informer et de former ses membres.
  • Axielles est un accélérateur de connexions professionnelles pour les femmes.
  • F entrepreneurs est un projet associatif mettant en lumière des initiatives portées par des femmes.
  • Force femmes accompagne et soutient les femmes dans leur démarche de retour à l’emploi et à la création d’entreprise.
  • Led By HER mobilise la communauté pour autonomiser des femmes vulnérables grâce à l’entrepreneuriat.
  • Mixité Egalité permet à chacun de devenir acteur de l’égalité professionnelle en région Basse Normandie.
  • Rézoé est le premier réseau social des entrepreneures.
  • SupplémentdElles réunit depuis 1998 des femmes de formation supérieure, dirigeantes en entreprise et entrepreneures de tous les horizons.

emploi-salaire-glo   Vous avez bien lu. Peu importe le secteur dans lequel une femme travaille, elle gagnera entre 10 et 20% de moins qu’un homme. Comment lutter contre cette énième inégalité ? Grâce à l’entraide et au réseau bien sûr ! Capture d’écran 2016-03-02 à 15.05.17 Des forums et des réseaux existent pour consolider la solidarité féminine – également appelé la sororité – nécessaire à la cause. Elle Active (Lyon, Marseille, Paris) a pour objectif de briser les tabous autour de l’ambition des femmes et chaque année, de dresser un état des lieux des inégalités femmes-hommes dans le travail. Financi’Elles est un réseau qui promeut la mixité dans les secteurs de la banque et des finances. Le Forum JUMP est une journée complète de formation avec des conférences plénières, des ateliers de développement de compétences, ainsi que de nombreuses possibilités de networking (à Paris et à Lyon). Le Forum de la mixité réunit 1500 personnes à Paris pour une journée de conférences, de networking, pour se rencontrer, pour échanger les bonnes pratiques. Les réseaux féminins ont un corner dédié. L’international au féminin est composé de femmes qui exercent une profession, ont exercé ou aspirent à une expérience personnelle ou professionnelle à l’international. Le Professional Women Network (PWN) propose des programmes de mentoring, partage d’expériences, … (800 membres à Paris). TEDxCEWomen promeut chaque année les femmes comme ambassadrices de l’innovation. W(e)Talk, un think et do-tank, promeut une pluralité de rôles modèles féminins lors de son événement annuel. Le Women’s Forum de Deauville réunit chaque année à Deauville des centaines de femmes pour réinventer le futur grâce à leurs visions. Il s’agit de l’événement leader au niveau mondial en la matière. On peut y croiser Christine Lagarde ou encore Ann San Suu Kyi ou Salma Hayek. Il ne suffit pas de multiplier les événements pour favoriser la sororité ou endiguer les inégalités. Dans un monde où de plus en plus de femmes choisissent le travail à temps partiel (et qui les conduit tout droit au burn out), des groupes professionnels sont indispensables pour se soutenir. L’organisation Rêv’elles propose depuis 2013, des programmes pédagogiques innovants, à destination des jeunes femmes de quartiers populaires. Le Groupe Grandes Ecoles au Féminin (GEF) réunit des représentants des associations d’anciens élèves de 10 grandes écoles. L’association Française des Femmes Diplômées des Universités promeut l’éducation des femmes et de favoriser la réflexion sur l’insertion professionnelle des femmes.
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Capture d’écran 2016-03-02 à 15.09.50 Elles bougent a pour objectif de faire découvrir les métiers passionnants d’ingénieures et techniciennes de l’automobile, de l’aéronautique, du spatial, du transport ferroviaire, du maritime et de l’énergie. L’association Effigies vise à créer de la solidarité entre étudiant·e·s, doctorant·e·s et jeunes chercheur·e·s en Études Féministes, Genre et Sexualités à travers une mise en commun de savoirs et d’informations. Femmes et mathématiques agit pour la promotion des femmes dans le milieu scientifique et plus spécifiquement mathématique. Femmes et sciences promeut les sciences et les techniques auprès des femmes. L’association Femmes Ingénieures permet un soutien entre les professionnelles de ces secteurs à majorité masculine. Enfin, dans le secteur de la recherche en général, Les Femmes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) est le premier réseau féminin de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.   Capture d’écran 2016-03-02 à 15.10.39 Le numérique est un immense vivier d’emploi et n’aura de cesse de recruter sur les prochaines années. En dépit de la modernité qui entoure ces professions, le sexisme ambiant ne déroge pas à la règle et les femmes sont cantonnées à des postes à faible valeur ajoutée. C’est pourquoi de nombreuses organisations se mobilisent pour promouvoir les femmes techniciennes et pour encourager celles en reconversion. le Cercle InterElles, regroupe les réseaux féminins de 14 grandes entreprises du monde technologique pour promouvoir la mixité, Cyberelles, a pour objet le soutien et l’aide au développement des femmes travaillant dans les digital et les nouveaux médias, Girls in Tech Paris, s’engage auprès des codeuses-entrepreuneuses, Ladies of Code, Women who code , Py Ladies sont trois organisations qui réunissent des femmes intéressées par le code, Girlz in Web fédère toutes les travailleuses du web et organise de nombreuses conférences, l’Ada Week, lancée en 2015, veut encourager les femmes tentées par la reconversion professionnelle vers les STEM, les réseaux Rails Girls et Duchess France fédère les développeuses et les encouragent à marrainer les juniores de la profession. Le Syntec, le syndicat des travailleurs du numérique a mis en place une commission spécifique pour protéger les travailleuses, Femmes du Numérique.   Capture d’écran 2016-03-02 à 15.11.04 Femix’Sports promeut et défend l’accès des femmes à tous les niveaux de pratiques sportives dans toutes les disciplines, aux postes des dirigeants à tous les niveaux hiérarchiques de l’organisation du sport.   Capture d’écran 2016-03-02 à 15.09.14 H/F a pour but de lutter contre les discriminations femmes/hommes dans le domaine de l’art et de la culture. Eclosion 13 propose un annuaire des femmes artistes et techniciennes en région PACA. Mattermittentes est un collectif de mères intermittentes du spectacle pour défendre leurs droits. L’association Le Deuxième regard bouscule les stéréotypes au cinéma en s’intéressant aux représentations des genres et en mettant en lumière le travail des nombreuses femmes du secteur. Enfin, la comédienne Marina Tomé a lancé la Commission Tunnel de la Comédienne de 50 ans au sein de l’AAFA (Acteurs et Actrices de France Associés). Le Cercle des mécènes femmes du musée d’Orsay a tout compris : qui mieux que les femmes pour payer les expositions sur les femmes ?

Y a-t-il vraiment de la place pour toutes ces organisations ?

Ouhlà oui! Quand on sait qu’il faudra encore 145 années avant d’arriver à la parité entre les femmes et les hommes on se dit que tous les défis sont à relever et tous les domaines sont concernés. C’est pour cela que nous avons tenté avec cette infographie de dresser un panorama des organisations et des thématiques féministes.

Les sources

Cette infographie n’aurait pas pu se faire sans l’existence d’espaces d’archives et de sites internet spécialisés : Adéquations, centre de ressource en ligne sur l’égalité femme-homme ; La Bibliothèque Marguerite Durand, seule bibliothèque publique française exclusivement consacrée à l’histoire des femmes et au féminisme ; Le Centre Hubertine Auclert, espace d’information et d’expertise dont l’objectif est de promouvoir une culture de l’égalité entre femmes et hommes ; Le Centre Simone de Beauvoir, organisme associé de la Région Ile-de-France, qui a pour mission de recenser tous les documents audiovisuels sur les droits, les luttes, l’art et la création des femmes ; et les sites internet de Osez le féminisme et Féministes en Mouvement.

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