La fin du mythe de la perfection

L’idéal de la femme « moderne » repose sur une attente impossible. Il faut à la fois être une mère parfaite, une femme romantique, avoir un intérieur magnifique et rougir au moindre compliment. Ce n’est pas tout. En plus de cela, il faut être une sportive hors pair, être forte, performante au lit et indépendante financièrement. Le résultat ne se fait pas attendre : cela donne une génération qui craque dans cette volonté d’atteindre la perfection. Les quelques exceptions françaises confirment la règle… Ségolène Royal, Ministre et mère de quatre enfants, Clara Gaymard, ancienne Présidente de General Electrics France, à la tête du Women’s Forum (entre autres), mariée et mère de neuf enfants.

Cette recherche de la perfection retient également les femmes de postuler aux emplois qu’elles souhaiteraient. C’est prouvé. En moyenne, les hommes répondent à une offre lorsqu’ils ont 60% des compétences demandées alors que les femmes n’envoient pas de CV si elles n’ont 100% des compétences demandées. La perfection ne nous mène nul part.

Et si le modèle des superwomen était terminé ? Et si nous en construisions un nouveau ?

Nous ne souhaitons pas que le féminisme rende les femmes malheureuses. Le féminisme a pour objectif de rendre les femmes libres de faire les choix qu’elles souhaitent, pas de concilier toutes les attentes que la société a d’elles. Ne pas tout avoir, ce n’est pas un échec. C’est faire ses choix.

Les Glorieuses

instaLe compte Instagram qui dénonce le culte de la perfection

L’artiste Amalia Ulman, née en Argentine, a en 2014 utilisé son compte Instagram (115 000 followers) pour réaliser Excellences & Perfections. Aujourd’hui exposé à la Tate Modern et à la Whitechapel Gallery (Londres). Le projet dénonce la représentation des femmes sur Internet qui incarne cette recherche de perfection. La petite ingénue qui poste des photos de brunch laisse place à « l’esthétique du ghetto », une jeune fille dépressive qui se fait refaire les seins. La dernière partie de ce triptyque apparaît comme une « résurrection » : la jeune femme est accro à la méditation et aux hashtags. Lire sur Slate

Apprenez aux filles le courage, pas la perfection

Reshma Saujani se demande pourquoi elle a attendu une trentaine d’années avant de faire un acte vraiment courageux où elle se mettait en danger : se présenter aux élections du Congrès américain. Aujourd’hui à la tête de l’organisation Girls Who Code, Reshma Saujani se demande pourquoi on apprend à nos filles à être parfaites et à nos garçons à être courageux. Pour créer une société innovante, « j’ai besoin que chacun d’entre vous dise à chaque jeune femme que vous connaissez d’être à l’aise avec l’imperfection ».
Voir son Ted Talk

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