On ne peut pas tout avoir…

 

… ET ON S’ADAPTE

« Les femmes peuvent tout avoir » nous dit Sheryl Sandberg, numéro 2 du groupe Facebook. Un partenaire, des enfants, une carrière, des amis, des hobbys tout en prenant le temps d’avoir des moments pour soi. Hein ? A moins d’avoir trois aides à temps plein, des parents dédiés et disponibles, ce modèle frise l’utopie.

A la question « Croyez-vous à l’équilibre dans le couple ? », la docteure Anne-Marie Slaughter, Présidente du think tank américain de politiques publiques New America, répond que non. « Ce n’est pas d’équilibre mais d’ajustement dont nous devons parler. »

Dans le podcast #GirlBoss de Sophia Amaruso, elle ajoute que, dans les couples hétérosexuels, ce n’est généralement pas aux femmes à s’adapter à l’équilibre. Mais aux hommes. Les hommes doivent s’adapter à un modèle où ils ne représentent pas le ATA : ce trio de mots si souvent attaché au genre masculin – Argent, Travail, Ambition.

Pour y arriver, Anne-Marie Slaughter souligne que cela demande d’avoir confiance en soi et de s’affranchir de toute convention préétablie : nous allons faire ce qui nous convient, sans prendre en compte l’avis des beaux parents, de la société…

Par ailleurs, ce modèle n’a pas vocation à être immuable, il peut changer. Si on prend l’exemple des enfants, le « parent principal » (celui qui s’occupe des activités extra-scolaires, des réunions parents-prof, des mots dans le carnet et qui sait qui a mangé avec qui à la cantine) n’a pas à rester le même toute la vie. Les carrières professionnelles évoluent, et le modèle parental aussi. Par exemple, un•e conjoint•e … en année sabbatique pourra prendre le relai de l’autre.

LA QUESTION QUI TUE

Dans son ouvrage Unfinished Business – Women, Men, Work, Family -non encore traduit en français- Anne-Marie Slaughter donne des conseils aux jeunes gens qui sont à la recherche d’un couple équilibré. Elle suggère notamment de poser une question hypothétique à son conjoint : « J’ai une super proposition pour un boulot que j’adorerai. Le problème, c’est que c’est dans une autre ville. Tu viendrais avec moi ? » La réponse ne doit pas être forcément oui. Laisse moi y réfléchir suffit amplement, nous dit-elle. Il ne faut juste pas se voir opposer un non ferme et définitif.

CHER•E•S CONJOINT•E•S, CE MESSAGE EST POUR VOUS

Il n’y a pas de modèle défini. Affranchissons-nous des codes sociétaux, familiaux voire amicaux et choisissons l’ajustement qui nous convient. Vous souhaitez soutenir votre partenaire et privilégier sa carrière ? Allez-y ! Vous êtes dans une période professionnelle qui requiert plus de présence et d’attention : parlez-lui en !

LA GLORIEUSE DE LA SEMAINE

Des infos qui nous font déculpabiliser.

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