La peur la plus citée au monde ? Parler en public. Et si on changeait ça ?

« La peur la plus citée au monde ? Parler en public. La deuxième peur la plus citée, la mort ! Ce qui veut dire que si vous êtes à un enterrement, vous préférerez être dans le cercueil que de faire l’éloge funèbre ! »  – Jerry Seinfeld (humoriste américain).

Les femmes – et les hommes – sous-estiment très souvent leurs compétences et leurs opinions, ce qui les freine dans leurs prises de parole en public. C’est pourtant en prenant la parole que l’on peut transmettre son opinion, et être en position de pouvoir. Celles qui ne communiquent pas s’excluent elles-mêmes du pouvoir.

Pourquoi les femmes n’aiment-elles pas prendre la parole en public ? Elles ne se sentent pas à la hauteur (voir l’ouvrage En avant toutes de Sheryl Sandberg) et elles préfèrent donc taire leur opinion. Par ailleurs, la voix féminine est moins écoutée, moins légitimée. Ce n’est pas un reproche, c’est le résultat d’une étude scientifique de l’université de Sheffield. Et quand elles prennent la parole, elles auront tendance à parler plus vite, occuper moins de temps et d’espaceque leurs homologues masculins.

On part donc avec quelques désavantages mais ce n’est sûrement pas ça qui va nous arrêter ! Il faut que plus de femmes prennent la parole. Et notamment d’expertes. En France, en 2015 la présence des hommes dans les médias est hégémonique. Ils représentent 83% des experts, 78% des sujets et 70% des porte-paroles interrogés dans les médias en France (pour en savoir plus lire notre tribune dans le Huffington Post). Vous êtes plus de 1,500 lecteurs(trices) concerné(e)s et journalistes à vous inquiéter de ce chiffre et à le dire (voir et signer le manifeste des Glorieuses).

Alors cette semaine, c’est décidé : on prend la parole ! C’est une chance de vivre des situations dans lesquelles nous pouvons faire une différence, exprimer notre opinion, proposer une nouvelle vision. Nos conseils pour être à l’aise et proposer un discours dont on se souviendra ? Bien préparer ses interventions en amont et ne pas hésiter à les tester sur des proches, structurer l’intervention autour de quelques chiffres clef et d’anecdotes légères, faire des pauses, boire une gorgée d’eau, proposer de vous interrompre pour répondre aux questions au milieu de votre intervention (cela montrera que vous êtes sûre de vous), et avoir de beaux visuels qui retiendront l’attention de l’auditoire.

Madame Gorafi, la dose d’auto-dérision qu’il nous faut
Irrévérencieuse et très incorrecte, l’équipe du Gorafi s’attaque depuis l’automne dernier aux journaux féminins et nous parlent régime, sexe et people avec la dose d’absurde qui a fait leur succès. Très à propos : 4 exercices pour un fessier « Charlie »

Les aventures de Faustine Kopiejwski, qui a vaincu sa peur de parler en public
La co-fondatrice de Cheek Magazine a tout essayé pour vaincre sa phobie du discours. Les flacons de Fleurs de Bach composés d’un tiers d’alcool, les coachs miss météo et les séances d’exorcisme… Elle nous raconte son parcours qui l’a mené aujourd’hui à prendre du plaisir lors de ses prises de parole en public.

Les ados français ne sont pas formés à prendre la parole en public 
« Les jeunes Français se sous-estiment, disent facilement «je suis nul», et ne sont pas toujours encouragés dans leurs ambitions. De son côté, la culture américaine crée des jeunes ambitieux, parfois jusqu’à l’arrogance, qui surestiment souvent leurs capacités, et sont à l’aise pour parler en public. » En lire plus dans Slate

Louise Bourgeois – Otte : « Il parle. Elle parlotte. Il vit. Elle vivotte. »
Une création sonore GENIALE de Louise Bourgeois, qui détricotte le poids des mots assignés aux genres féminins et masculins…

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