Sweet/Vicious : une série badass et féministe

  Pour lire cette newsletter, on propose en fond sonore : Destiny’s Child (bébé Beyoncé inside !!) – Survivor

Hier soir, je suis tombée sur Sweet/Vicious. Grosse claque.

Tout commence avec pour toile de fond un campus universitaire américain, son lot de fraternités et de joueurs de football. Soudain, apparaissent deux personnages féminins qui vont réveiller bien des consciences. D’un côté, Jules est une nana super populaire, sociable et douce. De l’autre : Ophelia. Cheveux verts, dégaine ultra cool, génie de l’informatique. Ce duo haut en couleurs va très rapidement se réunir autour d’une mission : faire payer les étudiants accusés de viol. Le tout à la sauce ninja, évidemment.

Très souvent, le viol demeure un sujet à peine effleuré. Grand tabou, il est majoritairement montré du doigt dans des séries violentes (comme Game of Thrones), car elles sont présentées du point de vue … du violeur. Malaise, oui. Tout ça entretient ce truc qu’on appelle la culture du viol. Cette expression désigne un environnement, souvent médiatique et/ou culturel, qui banalise voir glamourise le viol. Une atmosphère générale qui fait qu’au final : la victime est remise en question, placée en victime destinée à mourir ou sauvée par le héros… et le viol en devient presque quelque chose d’accepté socialement. Demander à une nana si elle a bu avant son viol ? C’est la faute à la culture du viol. Reprocher à une fille d’avoir porté des vêtements courts ? Même chose. C’est le gros non.

A ma connaissance, jamais dans l’histoire des séries, le viol n’avait été abordé dans l’entièreté de sa complexité. Sweet/Vicious s’occupe de balancer les clichés habituels contre le mur. Sans voyeurisme aucun, on y voit le traumatisme des victimes. Leur silence, leurs appels à l’aide, leur difficultés à obtenir justice. Mais aussi et surtout, leur reconstruction et la réappropriation de leur destin.

Oser en parler, porter plainte ou non, apprendre à se reconstruire, … Sweet/Vicious aborde ces questions avec une sincérité interpellante. Et pour une série à destination des jeunes, c’est carrément révolutionnaire. Et hop, une série féministe de plus !

  #INSTANTPAILLETTES  

Je ne te demande pas de te lever un matin amoureuse de ton reflet. Je t’invite à essayer. C’est long, c’est difficile, … Mais au bout du chemin se trouve un arc-en-ciel.

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