C’est bien connu, toutes les femmes vont à la plage pendant huit semaines entre juillet et août. Et bien évidemment, toutes doivent mincir d’au moins 3 kilos avant d’arriver sur le sable.

Comment en sommes-nous arrivées à consacrer notre mois de juin à expérimenter de nouveaux jus verts, à tenter des exercices douteux avec notre chaise de salon ou encore à dire non à la touche sucrée qui pimente notre dîner ?

Le culte de la minceur est omniprésent et il commence tôt. Nous avons entendu de très jeunes filles, tout juste sorties de l’école primaire, annoncer qu’elles ne mangeront plus jamais de frites ou encore culpabiliser lorsqu’elles “craquent” pour une glace.

Cela a des conséquences médicales graves chez ces jeunes filles : retard de croissance, arrêt des règles, troubles du comportement alimentaire, etc. Les jeunes filles apprennent dès le plus jeune âge à ne pas aimer leur corps si celui-ci n’est pas identique à celui de Taylor Swift.

Le bodyshaming – la stigmatisation des corps – est l’ensemble des discriminations basées sur la taille ou le poids des personnes. Les femmes sont toujours trop « grosses » ou trop « maigres », trop « petites » ou trop grandes ».

Cette semaine, nous apprenons que la minceur n’a pas toujours été la norme et qu’il s’agit d’un concept très occidentalo-centré. Des voix s’élèvent et des initiatives se multiplient pour contrer le bodyshaming. Et nous vous en proposons une : GLORIO.

Bonne semaine,

Les Glorieuses

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© Clémentine du Pontavice pour Les Glorieuses

La minceur n’a pas toujours été la norme

Il y a 20 ans, les mannequins – emblèmes des corps parfaits – pesaient en moyenne 8% de moins que les femmes en général. Aujourd’hui, ce pourcentage est tombé à 23% et la majorité des mannequins ont des indices de masse corporelle (un calcul du ratio entre la taille et le poids) considérés comme proche de l’anorexie. La France a légiféré sur la question en interdisant le travail aux mannequins à l’IMC trop faible et en obligeant les magazines à mentionner l’utilisation de logiciels de retouche sur les photos.

Pour connaître en détail le chemin parlementaire de cette loi.

Pour en savoir plus sur les évolutions de la silhouette dite parfaite sur les 100 dernières années.

L’idéal de beauté n’est pas toujours celui qu’on croit

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A votre gauche, la déesse Aphrodite, réputée pour sa beauté. A votre droite, Amy Schumer photographiée par Annie Leibovitz et vivement décriée pour son corps si… imparfait. Et si on changeait de prisme plutôt ? Source.

GLORIO, le masculin à usage parodique

Nous vous proposons un petit retournement de situation. Et si nous vivions dans un monde où on s’adresse aux hommes comme on s’adresse aux femmes aujourd’hui ?

GLORIO est avant tout une blague. Les unes GLORIO ont été construites suivant les codes des magazines féminins – dans l’esthétique et dans la rédaction – afin de mettre en lumière la manière dont les femmes sont représentées dans les médias. Blancs, jeunes, athlétiques et avides de nature, les modèles choisis sont éloignés de notre quotidien. GLORIO s’adresse aux hommes en prenant un ton utilisé lorsque des médias s’adressent aux femmes.  Les unes reproduisent la vision d’une société blanche, hétéronormée et qui met en avant les idéaux de jeunesse et de minceur.

L’objectif de GLORIO est double : se moquer du traitement que les médias réservent aux femmes et réaliser l’absurdité de la représentation des femmes dans les médias ! S’adresser aux hommes est une façon d’élargir la discussion féministe et d’inclure nos homologues masculins dans des combats qui les touchent tout autant.

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La Glorieuse de la semaine

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