Les amitiés entre femmes font l’objet de tous les fantasmes. Entre la bataille de polochons, le crêpage de chignons, les commérages et les indispensables pestes, les préjugés sur l’absence d’entraide entre les femmes ne sont pas en reste.

D’où viennent-ils ? Sheryl Sandberg, la numéro 2 de Facebook et Adam Grant ont souligné dans le New York Times que le mythe de la « femme méchante » reposait sur une série de clichés complètement faux. Il y aurait quelque chose d’inhérent dans le genre féminin qui pousserait les femmes à être constamment en compétition. L’autre mythe est celui de la femme puissante qui, au lieu d’aider les autres femmes, utiliserait son pouvoir pour déstabiliser les femmes :

  • « elles sont trop portées sur les émotions » (c’est vrai que les émotions sont problématiques)
  • « elles sont sournoises » (il a pourtant été démontré que les hommes s’adonnaient plus facilement aux agressions indirectes telles que le commérage ou l’exclusion sociale),
  • « elles font toujours des problèmes » (pour cette dernière affirmation, nous vous conseillons d’ouvrir un livre d’histoire pour la vérifier).

sororitéSi la fraternité est un concept inhérent à celui de citoyenneté ou encore de démocratie, celui de la sororité a été quelque peu (et c’est un euphémisme) laissé à la marge. Sororité ? Encore un nouveau mot ? Effectivement, quand Ségolène Royal avait prononcé le mot dans l’un de ses discours en 2007, elle avait été attaquée par des journalistes pour sa manie de ne pas s’en tenir à la langue française. Mais il n’en était rien ! Le mot sororité existe bien (même si Google s’évertue à le souligner comme une faute d’orthographe) et vient du latin soror qui signifie « soeur ». La sororité (ou sisterhood en anglais) est une communauté de femmes liées ensemble par un intérêt commun. Nous ajouterons que la sororité est la capacité de toutes les femmes à s’entraider et à reconnaître que chacune vit différemment leur condition selon leur milieu social, leur religion, leur origine…

Femmes de toute origine, de toute sexualité, de toute conviction, nous sommes des soeurs. Nous sommes là pour nous entraider. Peu importe si nous n’avons pas le même visage, la même religion, le même mode de vie. Si nous nous tournons le dos, si nous ne nous ne soutenons pas chaque jour, personne ne sera là pour le faire.  

Ps : Merci à nos chères Diane, Eva et Jeanne, nos soeurs de coeur qui nous ont aidé à illustrer cette newsletter.

Témoignage : J’ai fait partie d’une bande de mecs, et je n’en suis pas fière

Gemma Hartley raconte un épisode de sa jeunesse aux Etats-Unis. Elle a décidé de faire partie d’une bande de mecs car elle pensait que c’était synonyme d’aventure et de liberté. Elle aimait dire à qui voulait l’entendre : « je ne suis pas une fille comme les autres ». Elle avait tort, dit-elle. Elle internalisait surtout une certaine misogynie et il s’avérait qu’elle n’avait qu’un droit d’entrée temporaire dans le monde patriarcal. Lire son histoire (en anglais)

Pourquoi l’amitié entre femmes est-elle fondamentale ?

Il faut abandonner la croyance populaire qui dit que les femmes sont compétitives entre elles voire « salopes » ou toxiques. Voici sept idées qui montrent que les amitiés entre femmes peuvent être bénéfiques pour votre féminisme.

1/ Elles peuvent vous parler de nouvelles idées féministes

2/ Elles peuvent vous parler de nouvelles intellectuelles féministes

3/ Elles ne vont jamais vous dire que vous êtes une « salope »

4/ Elles ne vont jamais vous dire que vous êtes trop prude

5/ Elles ne ferons que des remarques positives sur votre corps

6/ Elles vous accompagneront dans des événements féministes.

7/ Elles seront l’énergie dont vous avez besoin pour vous battre pour votre cause.

Lire l’article sur Bustle (en anglais)

Le gang de Los Angeles, les soeurs qui protègent les femmes la nuit

Les Ovarian Psycos Bicycle Brigade, le gang des femmes de Los Angeles, veille la nuit sur les femmes. Elles ont un message clair : « Nous sommes partout. Nous sommes à chaque coin de rue dans le monde où le patriarcat et la misogynie ont normalisé les meurtres quotidiens de nos camarades (…) Nous existons partout dans le monde et nous continuerons à exister tant que les crimes d’honneur, les violences conjugales et les excisions existerons. Tant que les viols et la violence contre les femmes existeront ». Lire l’article sur les Inrocks

L’amie prodigieuse: Enfance, adolescence d’Elena Ferrante

C’est l’histoire d’une amitié entre deux femmes. Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.

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