Les bienfaits de l’échec

« Ce dont j’avais le plus peur à votre âge, ce n’était pas la pauvreté. C’était l’échec. » J.K. Rowling a adressé aux tout juste diplômés d’Harvard un discours inspirant sur les bienfaits de l‘échec en 2007 (à retrouver ici, en anglais).

Peu importance nos conditions, nos privilèges, nos aspirations, nous avons tou·te·s rencontré l’échec. Et nous le rencontrerons de nouveau. J.K. Rowling nous explique que, non seulement ce n’est pas grave, mais qu’il s’agit d’une condition sine qua non de nos réussites.

Nous ne pouvons prétendre à la définition de ce qu’est l’échec, tout simplement parce que cela repose sur des éléments personnels. « C’est à chacun de décider pour soi-même ce qui définit un échec, mais le monde autour de vous meurt d’envie de vous donner un ensemble de critères, si vous êtes prêt à les accepter. » (traduction de la Gazette du sorcier) (oui, oui ça existe).

Elle raconte ses propres échecs – à faire pâlir un Gryffondor : « on peut dire que toutes les mesures conventionnelles établiraient que seulement sept ans après ma remise de diplôme, j’avais échoué de façon monumentale. Un mariage exceptionnellement court avait implosé, j’étais sans emploi, une mère seule, et aussi pauvre qu’on peut l’être au Royaume-Uni aujourd’hui sans être SDF. Les craintes que mes parents avaient pour moi, et que j’avais moi-même, s’étaient avérées, et selon tous les critères habituels, j’étais le plus gros échec que je connaissais. »

Nous n’allons pas tergiverser sur la raison de son succès, nous la connaissons tou·te·s. Elle explique comment son échec lui a été fondamental : « mon échec m’a fait me séparer de tout le superflu. J’ai arrêté d’essayer de me convaincre que j’étais autre chose que ce j’étais vraiment, et j’ai commencé à concentrer toute mon énergie sur la seule œuvre qui m’importait vraiment. » Amen. « J’étais libérée, parce que ma plus grande crainte s’était déjà réalisée, et j’étais encore vivante, et j’avais encore une fille que j’adorais, et j’avais une vielle machine à écrire et une grande idée. J’avais touché le fond, mais le fond est devenu la fondation solide sur laquelle j’ai rebâti ma vie. »

Profitons de nos échecs pour découvrir qui nous sommes par exemple. J.K. Rowling a découvert que qu’elle avait une volonté d’acier, et plus de discipline que qu’elle le croyait. Elle a aussi découvert qu’elle avait des amis qui valaient plus que des rubis.

« Savoir qu’on est sorti plus sage et plus fort d’un revers permet de se rendre compte que finalement, on est capable de survivre. »

Pour conclure, nous vous proposons les mots de Courtney E. Martin, écrivaine et activiste féministe américaine.

« Ceci est votre mission. Ressentez toutes les choses. Ressentez les choses difficiles. Les choses inexplicables, les choses qui vous font désavouer la capacité de l’humanité à la rédemption. Ressentez tous les paradoxes en colère. Sentez-vous débordé·e, fou/folle. Sentez-vous incertain·e. Ressentez la colère. Ressentez la peur. Sentez-vous impuissant·e. Et ensuite CONCENTREZ-VOUS. » Sur ce que vous aimez le plus faire.

La newsletter qui vous inspire

Share This

La newsletter qui vous inspire

Vous êtes inscrit•e. Bienvenue chez les Glorieuses et à mercredi prochain !