Le féminisme intersectionnel, c’est quoi ?

Cette semaine, nous nous intéressons à un concept-clé pour comprendre le féminisme aujourd’hui : l’intersectionnalité. Créé par Kimberlé Crenshaw en 1991, le terme désigne la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de domination ou de discrimination dans une société.

L’intersectionnalité permet d’intégrer les différences entre les femmes, permettant d’aller au delà de la notion même de féminisme. Ce prisme offre aussi un nouvel espace de visibilité aux femmes qui subissent à la fois le sexisme et le racisme et par extension, le sexisme et le classisme, le sexisme et l’homophobie, le sexisme et la transphobie, mais aussi transphobie, homophobie, classisme et racisme au sein du féminisme.

De nouvelles voix s’élèvent  pour permettre à toutes les femmes de se reconnaître dans la lutte pour les égalités femmes / hommes et femmes / femmes.

Nous vous proposons cette semaine d’aborder une des multiples facettes de l’intersectionnalité : l’afro-féminisme.

L’INTERSECTIONNALITE NE PEUT PAS ATTENDRE !

kimberlé

Cela fait bientôt 30 ans que Kimberlé Crenshaw, professeure de droit, a théorisé le concept d’intersectionnalité. Dans cet article du Washington Post, elle revient sur les fondements de son travail : « L’intersectionnalité est une sensibilité analytique, une façon de penser l’identité dans sa relation au pouvoir. » Elle précise que les inégalités diminuent lentement et appelle à l’action via la campagne #WhyWeCantWait

BELL HOOKS : AUX RACINES DE L’AFRO-FÉMINISME

bell-hooks

C’est un classique du féminisme noir. Écrit en 1981 par l’Américaine bell hooks, « Ne suis-je pas une femme? » vient d’être traduit en français. Une publication majeure, à l’heure ou s’affirme en France un mouvement afro-féministe. Riche et accessible, le livre part de l’invisibilité des femmes noires dans les luttes pour l’égalité. « Lorsque l’on parle des personnes noires, l’attention est portée sur les hommes noirs ; et lorsque l’on parle des femmes, l’attention est portée sur les femmes blanches. C’est particulièrement flagrant dans le champ de la littérature féministe », souligne bell hooks, preuves à l’appui.
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Lire l’article du Courrier de l’Atlas

L’AFRO-FÉMINISME EN FRANCE, UN ÉTAT DES LIEUX

nikki

Les féministes « racisées » ne se reconnaissent pas ni dans les mouvements féministes traditionnels ni dans les organisations antiracistes. Dans les premiers, leurs combats y sont mis au second plan et au sein des seconds les hommes occupent les postes décisionnels. Devant ce constat, elles créent des mouvement à part entière et demandent à être vues, lues et enfin comprises !
Lire l’article sur I-D
Consulter le blog de Many Chroniques
Consulter le blog de Mrs Roots

ACTRICES NOIRES : POUR ETRE RECONNUES, IL NOUS FAUT DES ROLES !

viola-davis

Viola Davis est la première femme noire à avoir reçu un Emmy Award de la meilleure actrice pour son rôle dans la série de Shonda Rhymes « How To Get Away With Murder ».
Dans son discours, elle souligne combien il est important que des rôles principaux soient écrits pour des actrices noires afin de contribuer activement à la lutte contre les inégalités. Le pouvoir de la pop culture ne doit pas être minimisé !
Regarder son discours

LA VIDEO DE LA SEMAINE

Clefs de lecture : Burgers = Hommes / Pizza = Femmes / Cheese Pizza = Femmes blanches /Deluxe Pizza = Toutes les combinaisons de gay, bi, trans, personnes de couleur etc.

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