Gillian est co-fondatrice de Hitlist, une app qui vous prévient lorsque des vols économiques se rendent dans les destinations de vos rêves. Après ses études, Gillian a parcouru le monde pendant des années, de la Chine à la Turquie en passant par la Mongolie, en vivant de petits boulots.

A 15 ans, que souhaitais-tu faire dans la vie ?

A 15 ans, je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire. C’était un problème pour moi : j’avais l’impression que si j’arrivais simplement à décider de me concentrer sur quelque chose en particulier, je pourrais devenir forte dans ce domaine. Mais je n’arrivais pas à me décider. J’aimais beaucoup de choses, mais n’étais passionnée par aucune. Je travaillais dur à l’école, en musique, en sport, j’ai même lancé quelques projets. Aux Etats-Unis, on n’a pas à choisir ce que l’on veut faire très tôt, on peut longtemps rester généraliste et c’est un avantage. Ce qui importe, c’est de ne jamais s’arrêter de chercher, de continuer à essayer des choses jusqu’à ce qu’on trouve ce qui nous donnera envie de nous lever chaque matin.

“Ce qui importe, c’est de ne jamais s’arrêter de chercher, de continuer à essayer des choses jusqu’à ce qu’on trouve ce qui nous donnera envie de nous lever chaque matin.”

Tu n’en serais jamais arrivée là si…

De nombreuses choses m’ont influencée, mais l’influence la plus importante fut peut-être celle de mes parents. Ils m’ont soutenue sans jamais questionner mes choix. De nombreux parents mettent la pression à leurs enfants. Les miens ont toujours été là si j’avais vraiment besoin d’eux, mais ils ne s’immisçaient pas et n’essayaient jamais de me dire ce que je devais faire. En grandissant, je me rends compte à quel point ceci était inhabituel. Le fait de ne jamais leur avoir demandé de l’argent a probablement aidé. Quand tu reçois de l’argent de quelqu’un, tu dois écouter ce qu’il dit.

Qui sont tes modèles féminins ?

C’est drôle, j’étais en train de regarder la liste des femmes les plus puissantes dans le monde d’après le Forum économique mondial. Elles sont toutes tellement impressionnantes. Aucune d’entre elles n’est particulièrement glamour, et peu font la couverture des magazines (à part Hillary Clinton et Angela Merkel), donc la plupart des gens ne les reconnaîtraient pas. Je n’ai même pas reconnu le nom de deux d’entre elles. Je pense que les hommes ont tendance à créer des cultes de la personnalité autour d’eux, d’essayer de devenir des rock stars (comme Elon Musk ou Steve Jobs) alors que les femmes s’appliquent à faire prospérer leur entreprise (ou leur pays). Si une partie de moi voudrait être une leader discrète, efficace et compétente comme elles, une autre partie se rend compte que sans modèles visibles et audibles, nous ne viendrons jamais à bout du sexisme injuste qui sévit à travers le monde. Donc, j’aime Beyonce, j’aime Elizabeth Warren, j’aime Amy Schumer : des femmes qui font du bruit, qui ont de l’ambition et qui défient le status quo.

“Remplacez « pourquoi ? » par « pourquoi pas ? ». Il est beaucoup plus facile de vous convaincre de ne rien faire plutôt que de faire quelque chose. Et pourtant, l’action est presque toujours mieux que la stagnation.”

Quels sont tes 3 conseils aux jeunes filles d’aujourd’hui ?

Voyagez. Pour élargir votre perspective, pour vous faire apprécier ce que vous avez, mais aussi vous faire apprécier la diversité et les opportunités que vous offrent le monde.

Remplacez « pourquoi ? » par « pourquoi pas ? ». Il est beaucoup plus facile de vous convaincre de ne rien faire plutôt que de faire quelque chose. Et pourtant, l’action est presque toujours mieux que la stagnation.

Passez autant de temps que vous pouvez avec des gens qui vous intimident. Ils vous pousseront à évoluer vers ce que vous avez de meilleur. Ne vous attardez pas sur le fait qu’ils aient accompli davantage que vous à tel âge. Concentrez-vous sur ce qu’ils peuvent vous apprendre et soyez reconnaissantes de l’inspiration qu’ils vous donnent.

Qui sont tes modèles féminins ? En quoi te considères-tu comme féministe ?

Plus j’ai avancé dans ma carrière, plus j’ai pris conscience de tous les petits désavantages que nous avons en tant que femmes dans le monde du travail : toutes les fois où vous avez besoin qu’on vous accorde le bénéfice du doute, toutes les fois où des stéréotypes injustes s’appliquent à vous, même si vous êtes loin de la norme. Cela m’a donné envie de faire monter les femmes en haut de l’échelle. Il est très important pour moi d’embaucher des femmes (sans jamais faire de compromis sur mes critères d’embauche). Je fais attention à combien elles sont payées et leur apprends à demander plus (même si cela signifie que je devrai les payer davantage).

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