BREAKING NEWS! Les femmes pensent aussi!

Cette semaine on célèbre les voix (et le clip badass) de Lucie, Elisa et Juliette de L.E.J. dans HIP-HOP MASHUP 

Hello les Glowies !

Le compte à rebours a commencé. Dans 6 mois on passe le bac. Dans 6 mois on planchera peut être sur La Princesse de Montpensier de Madame de Lafayette, première femme à apparaitre dans un programme du baccalauréat de littérature. La première femme depuis 210 ans que le baccalauréat existe.

Il aura fallu 20 000 signatures pour la pétition de Françoise Cahen en 2016, professeure, pour que l’Éducation Nationale se dise « Ah oui c’est vrai les femmes pensent aussi! ».

Parce que des romancières, poétesses, dramaturges, philosophes, essayistes françaises il en existe autant que des hommes. Il y a Madame de Lafayette mais il y a aussi Sand, Duras, N’Diaye, Sarraute, Beauvoir, Cixous, Condé, de Sévigné, Ernaux, de Staël, Labé, de Gouges, Slimani, Sagan, Despentes, de Segur,  Audouard, Badinter, du Châtelet, de Noailles, Delarue-Mardrus, Fouque, Leclerc, Wittig, Gagnon, Barbier, du Bocage, Wiazemsky, de Vigan, Yourcenar, de Kerangal, Rosenthal, de Turckheim, Martinez, Horvilleur, Ovaldé, Weil, Lê, Benameur, Colette, Delphy, Giroux, Héritier, Veil … et mille autres encore.

Je regarde autour de moi. Dans ma classe, on est 90% de meufs. Le fait de ne pas étudier des oeuvres de femmes pour l’examen le plus important de ma vie, c’est d’une violence symbolique inouïe. Un mec de ma classe me demande : « Pourquoi c’est si important pour toi d’étudier des oeuvres de femmes pour le bac? C’est pas parce qu’on étudie des oeuvres d’hommes qu’on est forcément sexiste. ». Je lui réponds :
“Certes (quoique). Mais c’est une question de représentation.
Si on étudie pas les femmes au bac, on va croire qu’aucune d’entre elles n’a le talent nécessaire pour faire partie du programme,
On va croire qu’aucune n’a acquis la légitimité d’être un modèle de pensée,
On va croire qu’aucune n’a changé le monde.
C’est une question d’invisibilisation mais c’est surtout une question de responsabilité de représenter justement la diversité de ceux qui pensent la société.”
Il s’écrase. En fait, nous avons besoin de ces modèles de pensée féminins pour comprendre que ce monde, nous le construisons sur un pied d’égalité avec les hommes.
Ce n’est donc pas qu’une question de symboles. Au delà de proposer de nouveaux modèles d’émancipation aux futures générations, tous sexes confondus,  il s’agit de donner la parole aux femmes. Comme le disait Hélène Cixous à une conférence donnée il y a quelques semaines à la BnF : « Lire. Vivre. Ce sont des synonymes. ». Lire les femmes, c’est légitimer leurs existences (et donc la notre aussi).

Crédits photos : Les Glorieuses ; Giulia Bertelli

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