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Les Glorieuses

« Au final, je veux toujours des pommes de terre. Une purée de pomme de terre. Il n’y a rien de tel qu’une purée de pommes de terre quand vous avez le blues ». Car, en cette fin de novembre glacial (pour celles qui nous lisent de Bora Bora, je ne veux même pas le savoir), il y a de quoi avoir le blues. La légalisation de la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes éternellement repoussée. Une marche historique pour les droits des femmes organisée par #NousToutes et #NousAussi boudée par les médias au profit des gilets jaunes. Un maire condamné pour violences envers sa conjointe mais sans peine d’inéligibilité. Un triste record de 130 féminicides en France en 2017. (La newsletter n’étant pas sponsorisée par Xanax j’arrêterai la liste là) (ceci n’est PAS un appel du pied aux laboratoires
pharmaceutiques).

« Le problème avec la purée de pommes de terre, cependant, est qu’elle exige presque autant de travail que des pommes de terre sautées. Lorsque vous avez le blues, la dernière chose que vous avez envie de faire est quelque chose de difficile. Bien sûr, vous pouvez toujours demander à quelqu’un·e de faire la purée pour vous, mais avouons-le: la raison pour laquelle vous avez le blues est qu’il n’y a personne pour les préparer. En conséquence, la plupart des gens n’ont pas assez de purée de pommes de terre dans leur vie et quand ils ou elles en ont, c’est presque toujours au mauvais moment » (La brûlure). Là où Nora Ephron voit son rapport aux pommes de terre évoluer en fonction de son état amoureux – sautées quand elle tombe amoureuse, en purée quand c’est la fin – le mien change en fonction de l’actualité féministe. Un (g)hachis Parmentier quand les écrivaines sont invisibilisées parmi des prix littéraires. Une purée d’hommes de terre quand la révolution est en marche. Velouté de patate-ne-nous-prenez-pas-pour-des-poireaux quand il n’y pas d’action concrète pour endiguer les inégalités salariales. Je réserve le gratin dauphinois pour le jour où il y aura plus de femmes que d’hommes au cabinet présidentiel (ça me permettra
d’avoir le temps de parfaire ma recette).

Recette d’une purée d’hommes de terre pour quinze féministes affamées (et prêtes à faire la révolution).

Trois kilos de pommes de terre (essayez de demander des hommes de terre pour les réduire en purée à votre primeur, mais je doute que la blague fonctionne)(pour info, oui, j’ai dû changer de primeur). La variété importe peu, prenez celles que vous kiffez.

Deux plaquettes et demie de beurre salé (yep, malgré l’omniprésence du cholestérol dans les analyses sanguines de ma famille, cette recette n’est PAS « gras free »).

Cuire les pommes de terre. Un fois
cuites (c’est trivial les recettes parfois…), les éplucher, introduire les bouts de beurre au fur et à mesure, et écraser comme si chaque patate était un des fondements du système patriarcal. Quand vous serez crevée d’écraser (ce n’est clairement pas moi qui vais juger), mettez-le tout dans le mixeur et dites à vos invitées que vous avez tout fait à la main. Vous pouvez aussi demander à des enfants qui traîneraient dans le coin de le faire, mais Nora Ephron le déconseille : « vous devez savoir que Richard Nixon a passé la plus grande partie de son enfance à préparer de la purée de pommes de terre pour sa mère et qu’il était extrêmement méthodique sur les grumeaux. A mon avis, quelques grumeaux rendent la purée plus authentique, mais ce n’est pas le
sujet. Le sujet c’est que peut-être les enfants ne devraient pas être formés à écraser des pommes de terre ».

Servir chaud. Ou froid si vous étiez trop occupée à faire la révolution et/ou à vous masturber.

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Le prix « Protection de l’environnement et lutte contre les changements climatiques » est remis à Terre et Humanisme (Togo) qui accompagne des femmes dans le lancement d’une activité agricole respectueuse de l’environnement.
Le prix « Education et action sociale » est remis à Objectif France-Inde (Inde) qui accompagne les femmes marginalisées vers la sortie de la pauvreté via la création de Self-Help Groups (groupe d’entraide et accès au micro crédit).
Le prix « Formation et insertion professionnelle » est remis à Passerelles numériques (Cambodge) qui permet à des jeunes filles très défavorisées d’accéder à une formation technique et professionnelle dans le secteur du numérique.
Le prix « Coup de Cœur du Jury » a été décerné à l’association Rejoué (France) pour son projet : développer une filière de réemploi de jouets d’occasion, gérée par des femmes en insertion.
Le « Prix du Public » a été décerné à l’association Elevages Sans Frontières (Sénégal) pour son projet : favoriser l’insertion sociale et économique des femmes rurales par l’accès aux ressources productives.

Club des Glorieuses // Jeudi 18 décembre – conférence et fête de fin d’année 2018 de 18h00 à 20h chez Make My Lemonade (61 Quai de Valmy 75010 Paris). Gratuit sur
inscription pour toutes les membres du club. Si vous n’en faites pas partie, vous pouvez réservez une place ici.

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