💛🎶 Cette semaine, on propose de VISIONNER le clip réalisé par Charlotte Abramow (après ou avant de lire la newsletter) : Georges Brassens – Les Passantes  🎶💛

Hello les Glowies !

Il y a quelques semaines nos grandes sœurs ont organisé une rencontre avec Uma Mishra, la cheffe de la stratégie globale pour la Women’s March Global (qui promeut à l’international et aussi localement les droits des femmes, sous forme par exemple de manifestations). On a parlé de féminisme inclusif et intersectionnel (check la newsletter sur le sujet).

Dans l’audience, une femme blanche demande comment utiliser ses privilèges pour aider les femmes racisées, constamment invisibilisées et silenciées. Comment parler des violences exercées contre elles? Christiane Taubira (💘)  disait des hommes qu’ils devaient “faire l’expérience de la minorité”. Les femmes privilégiées aussi. En fait c’est se mettre à leur place quand on n’y est pas déjà. Ses paroles résonnent avec son appel à créer une sororité entre les femmes car “Le féminisme est un humanisme, ce n’est pas une guerre de tranchées”. En gros, la conception du féminisme de ma pote ne devrait pas rentrer en conflit avec les idées auxquelles j’adhère qui sont différentes. Au contraire, c’est cool de parler avec des gens qui sont pas d’accord (parfois).

Uma Mishra finit par lancer que (la voix chargée d’émotion comme si on était en train de préparer une révolution dans une cave) le temps est rassemblement entre les femmes et non à la division. Elle rajoute qu’il est de notre devoir de prendre conscience de nos privilèges et d’interroger ce qui nous entoure. On est un peu en train de préparer une révolution, mais pas dans une cave.

En prenant conscience des inégalités entre les femmes et les hommes mais aussi entre les femmes, nous devenons aptes à faire place à celles qui ne peuvent ni parler ni être entendues, à se rassembler de manière libre et égale. Tout est à questionner, là est notre plus grand pouvoir. ✊

Ok très bien. Mais concrètement comment je fais place? Prenons exemple des mouvements de résistance qui émergent aux quatre coins du monde : nous avons les moyens de faire résonner nos voix. Mais, qu’en est-il du mouvement #MeToo si aucune femme ayant pris la parole n’a reconnu qu’il est à l’origine un combat contre les violences sexuelles à l’encontre des minorités visibles insufflé par Tarana Burke? Taire le nom de Tarana Burke, c’est nier la vie de toutes les femmes racisées. La question des représentations est vitale (c’est carrément ce que dit la badass Marley Dias). Représenter toutes les femmes, c’est dire que leurs vies sont importantes et c’est donc montrer qu’aucune forme de violence contre elles n’est excusable.

Les Glowies, les luttes pour les droits des femmes s’engagent alors partout, tous les jours, à toutes les échelles. Elles s’incarnent par des lois et se diffusent à travers nos mots (genre, ceux que nos profs emploient). Le changement commence à notre propre échelle, dans nos habitudes.

Ça fait tilt. Je me souviens alors de jeudi dernier, le 8 mars, pour la journée des droits des femmes. On y a célébré toutes les luttes pour tous les droits de toutes les femmes. Pas de la femme. Car il existe autant de luttes qu’il existe de femmes.

Crédits photo : Andrea Tummons ; GIF Laura Salaberry 

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