Inspirée par la vague écossaise, Les Petites Glo, newsletter des ados féministes, s’engage pour un accès libre et gratuit à des protections périodiques bio dans tous les collèges et lycées de France à partir de septembre prochain. Si l’Ecosse y est parvenue, pourquoi pas nous ?

La pétition

Nous sommes en 2019, et les règles coûtent encore trop cher.

97% des 12-19 ans trouvent que les protections périodiques sont trop chères (sondage Les Petites Glo – Stop précarité menstruelle). Les règles, coûtent en moyenne,  pour une personne ne présentant pas de ménorragie (dans quel cas, ce prix est plus élevé) : 24,6 euros par an. A raison d’un paquet de 20 tampons par mois coûtant 2,05 euros*, le tout multiplié par le nombre de cycles (12 mois) = 24,6 euros l’année. Ce chiffre ne prend pas en compte les coûts nécessités par les anti-douleurs ainsi que les bouillottes nécessaires pour supporter la douleur ressentie au cours des menstruations. Les protections hygiéniques ne sont, aujourd’hui, pas remboursées par la sécurité sociale. Elles représentent un coût conséquent, plus particulièrement pour les personnes en situation de précarité.
Sources : Enquête du magazine 60 millions de consommateurs, mars 2019.

92% des sondé·es annoncent que leurs règles les ont déjà empêché d’aller : en cours / faire du sport/ d’entreprendre des activités sociales et 88% des sondé·es se sont déjà retrouvé·es en pénurie de protections à l’école. Les règles sont source de honte et de précarisation. Au cours de la campagne visant à rendre les protections périodiques accessibles gratuitement dans les lycées en Écosse, il a été démontré que de nombreuses (137 000) personnes ne se rendaient pas à l’école durant leurs menstruations.

82,5% des sondé·es ne connaissent pas la composition de leurs protections périodiques. On ne sait pas ce que contiennent la plupart des protections hygiéniques. Phtalates, dioxines, pesticides, … Nombreuses sont les substances indésirables encore détectées dans les produits périodiques – même bio – à ce jour. C’est pourquoi nous demandons la mise en place de distributeurs de protections bio, en toute transparence quant à la composition de ces derniers.

Si l’Ecosse y est parvenue, pourquoi pas nous ?

Nous adressons cette pétition à Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education Nationale et  appelons le gouvernement à mettre en place des distributeurs de protections périodiques bio dans les toilettes des collèges et lycées de France métropolitaine.

LE SONDAGE

Afin d’apporter de la matière à ce discours, nous avons produit et diffusé un sondage à l’attention des collégien·nes et lycéen·nes français·es. Sur un échantillon de 1653 sondé·es agé·e·s de 12 à 19 ans, il en est ressorti que :

– La précarité menstruelle est une réalité. 97% des sondé·es estiment que les protections périodiques sont trop chères. Contre 3% estimant qu’elles ne le sont pas.

– 88% des sondé·es se sont déjà retrouvé en pénurie de protections périodiques à l’école. 49,5% ont été dans cette situation 2 ou 3 fois ; 26% plus de 5 fois et 12% plus de 10 fois.

– 67,5% ne sont pas suffisamment à l’aise avec le personnel encadrant et éducatif pour demander de l’aide en cas d’oubli ou de pénurie de protection.

– Leurs règles ont déjà empêché 75,5% des sondé·es de faire du sport ; 41% d’aller en cours et 53% d’entreprendre des activités sociales.

– 82,5% des sondé·es ne connaissent pas la composition de leurs protections périodiques.

Comment rejoindre le mouvement #StopPrecariteMenstruelle ?
En signant cette pétition en ligne et en faisant du bruit avec le hashtag #StopPrecariteMenstruelle sur les réseaux sociaux !

Les Glorieuses

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