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  Pour lire cette newsletter, on propose en fond sonore : What’s Going On – 4 Non Blondes

Hello les Glowies ! Ca va saigner !

En cours, on nous a demandé de faire un dossier sur un sujet qui nous touche particulièrement. Ni une ni deux, j’ai pensé à mes règles.
Je savais déjà que c’est franchement relou, que je les ai encore pour une bonne quarantaine d’années puis, au fil de mes lectures, je les ai trouvées en fait passionnantes.  Leurs implications sociales et politiques me fascinent.  🤓

Je me suis d’abord demandé pourquoi le sang des règles est si tabou. Encore en 2018, on peut vous reprocher d’avoir des règles comme si notre corps était sale. Pourquoi?

Cette censure peut s’expliquer par un concept qui vient d’une anthropologue britannique – Mary Douglas (check son portrait sur l’Instagram des Glorieuses !) – qui a longtemps étudié ce phénomène. Dans son livre, De la Souillure  (elle ne plaisante pas avec les mots), l’autrice s’intéresse au concept de « chaos ». Non, ce n’est pas un appel à mettre le désordre. Ça, c’est nous qui le demandons hehehe.

Mary Douglas explique que chaque société est un chaos, si bien que pour y mettre de l’ordre il nous faut des tabous – c’est à dire des sujets dont on ne parle pas, par honte ou parce qu’ils pourraient mettre tout le monde encore plus en désaccord. Les tabous seraient en quelques sortes les gendarmes de la société pour la maintenir bien en place : plus il y a de tabous, moins on prend de risques à mettre le désordre car plus on tait les sujets sensibles. (J’ai moi-même relue 15 fois cette phrase).

Du coup, si vous avez honte de parler de vos règles, c’est principalement parce que le tabou des règles c’est ce petit gendarme qui permet à la société d’être bien ordonnée (en gros, ne pas parler des règles c’est de surcroit justifier que ce qui concerne les femmes n’est pas important et donc que les mecs sont tout-puissants).

Parler des règles, serait donc mettre le désordre. C’est placer ce qui concernent les femmes au cœur du débat. C’est parler des femmes. C’est les représenter. C’est dire qu’elles importent.

ALLEZ GO ! METTONS LE DÉSORDRE ! 🐣✊

D’ailleurs, les règles, on en parle de plus en plus. Tenez ! Dernièrement, on pouvait voir la publicité Libresse pour des serviettes hygiéniques sur tous nos écrans : on voit non seulement du rouge pour représenter le sang, mais aussi des corps qui ont mal, moins mal, qui tachent des draps etc. La vidéo est validée par la rédaction des Petites Glo’ ✔️

Cette newsletter a été écrite par la (badass) Petite Glo’ Gaëlle Saint-Prix (checkez son Insta!).

 

Crédits photos : Capture d’écran Libresse #BloodNormal campaign (2017).

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