Cette semaine, nous vous parlons whisky. Et femmes bien sûr. Si vous n’avez aucune envie de lire quelque chose lié aux liqueurs, nous vous conseillons de zapper la newsletter de cette semaine et de lire cet entretien passionnant de Virginie Despentes dans Le Monde (ça date, mais ça ne vieillit pas).

 

Qu’est-ce-que Lady Gaga, Kate Middleton et Catherine Deneuve ont-elles en commun ?

Elles aiment toutes siroter un petit whisky. Au coin du feu. D’accord, la dernière partie est totalement inventée, l’image était juste sympa.

 

On pourrait croire que le whisky est réservé aux femmes puissantes. Dans les années 80, le whisky était d’ailleurs réservé aux situations de pouvoir dans le monde du travail. Les femmes ont commencé à en boire quand elles sont devenues puissantes, une dizaine d’années plus tard.

 

Mais le podcast « Stuff Mum Never Told You » (diffusé le 5 juillet 2017) nous apprend que la relation entre les femmes et le whisky est bien plus ancienne, notamment aux Etats-Unis.

 

Avant la prohibition (1919-1933), il s’agissait d’une boisson généralement servie dans les clubs pour hommes. Les « dames » n’y étaient pas les bienvenues. Les seules « acceptées » de ces clubs étaient les travailleuses du sexe. La société avait ainsi tendance à associer le whisky à des vices auxquels les hommes pouvaient succomber.

 

Pendant la période de prohibition, les prostituées sont devenues les premières entrepreneures du marché des whiskys (Go Women). Durant cette période, les femmes gagnaient plus de $2 millions par an juste en vendant de l’alcool (contre $3 millions pour le sexe). Elles étaient alors les seules à vendre du whisky, dans les bordels.

 

Pourquoi les femmes dominaient-elles le marché ? Parce que les policiers ne pouvaient tout simplement pas les fouiller : c’était vu comme impoli. Il était même illégal de fouiller les voitures qu’elles conduisaient seules car les femmes sont « des êtres vulnérables » (sic). La loi est sexiste ? Profitons-en !

Après la période de prohibition, les femmes restent les premières distilleuses. Le whisky est alors fréquemment utilisé pour soulager les douleurs (on disait par exemple de mettre un peu de whisky dans la bouche d’un bébé qui faisait ses dents). Distiller était même devenu une qualité de plus en plus recherchée chez les femmes. L’historien Fred Minnick dit avoir trouvé durant cette période la plus ancienne forme de site de rencontres dans les journaux de l’époque. Les hommes publiaient des annonces dans ces journaux et précisaient fréquemment qu’ils souhaitaient une femme qui sache distiller du whisky.

Aujourd’hui, le whisky est plus populaire que jamais. Dans les années 90, les femmes représentaient 15% des buveurs de whisky. Aujourd’hui 37%. Et les marques s’engagent pour les femmes. La marque Rodham Rye donne ainsi 5% des bénéfices des bouteilles à Emily’s list (la plus grande organisation de défense des droits des femmes aux Etats-Unis). On veut la même ici !

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