Cette semaine, il est question d’attention, de liens, de vulnérabilité et de résistance. D’un manifeste pour reprendre le contrôle de nos imaginaires à une étude sur les familles conçues par don de gamètes, d’un phénomène baptisé « divorce alpin » à l’abandon silencieux des femmes dans la recherche académique après la maternité, ces recommandations racontent toutes quelque chose de notre époque : ce qui nous épuise, ce qui nous relie, et ce qu’il devient urgent de protéger.
Un livre
Attensité ! Manifeste du mouvement de libération de l’attention
Notre attention est en crise. Nous le savons, chaque jour un peu plus. Plutôt que de céder au fatalisme, le collectif transnational The Friends of Attention choisit d’organiser la résistance. Pensé comme un appel à l’organisation collective, il ouvre des pistes concrètes pour rejoindre une lutte mondiale contre l’exploitation de l’attention, et pour sa libération.
Un spectacle
Le Live Magazine de Printemps se tiendra lundi 11 et mardi 12 mai à 20h au Grand Rex. Le principe ? Un journal vivant, une soirée unique pendant laquelle journalistes, photographes et artistes se succèdent sur scène pour raconter une histoire enquêtée. Les « pages » se tournent, les « rubriques » s’enchaînent, alors que résonnent des récits intimes et planétaires, fondamentaux pour qui les racontent, inoubliables pour le public qui les écoute. Pour acheter des billets (dès 25 euros), c’est sur livemagazine.com.
Un article
Celui-ci revient sur le phénomène du « divorce alpin », ce moment où des femmes racontent avoir été abandonnées par leur compagnon en pleine randonnée, parfois dans des situations dangereuses. Derrière le fait divers ou la tendance TikTok, c’est une réflexion plus large sur la vulnérabilité, le rapport au care et la manière dont certains hommes vivent l’effort, la performance ou le conflit dans le couple. Une métaphore saisissante des asymétries affectives contemporaines.
Une nouvelle
« La stratégie britannique pour la santé des hommes, annoncée en novembre 2025, bénéficie d’un investissement de 8 millions de livres sterling, soit 60% de plus que celle dédiée à la santé des femmes… Cet écart s’inscrit dans une tendance plus large observée à l’échelle internationale. Le World Economic Forum rappelle que seulement 7% des financements de la recherche médicale sont consacrés aux problématiques de santé touchant exclusivement les femmes. »
Une étude
Si vous vous êtes déjà demandé comment grandissent les enfants conçus par don de gamètes, vous n’êtes pas seul·e. Depuis plus de quarante ans, des chercheurs de l’University of Cambridge et de l’University of California à Los Angeles suivent des centaines de familles pour tenter de répondre à cette question. Mères célibataires, couples de même sexe, couples hétérosexuels, les configurations familiales changent, les conclusions restent les mêmes.
La science est claire : ce qui construit un enfant, ce n’est ni la biologie, ni le schéma familial traditionnel présenté comme universel. Ce sont les liens, la sécurité affective, l’attention, l’amour. Autrement dit, tout ce qui relève du soin.
Une émission de radio
Une récente étude danoise menée auprès de 13 000 scientifiques révèle qu’un tiers des femmes devenues mères quittent la recherche. Un effet absent chez les hommes et qui pourrait expliquer le phénomène du « tuyau percé ».