Cette semaine je vous propose deux interviews initialement publiées dans la newsletter IMPACT. Dans chacun, on découvre la pensée de deux femmes Hawon Jung et Akwugo Emejulu sur les combats féministes et leur évolution. Je les ai beaucoup aimé, j’espère que vous aussi !

Rebecca 

La grève des ventres pour protester contre le backlash en Corée du Sud, l’interview de la journaliste Hawon Jung

« Je pense qu’il y avait un certain ressentiment, surtout chez les hommes jeunes, parce que les mouvements féministes des dernières années étaient largement menés par des jeunes femmes, décrit Hawon Jung, journaliste qui a couvert la montée du militantisme féministe en Corée du Sud ainsi que le “backlash” qui a suivi. Chez les hommes de la même génération, il y avait de la rancœur, l’impression d’être désormais victimes eux-mêmes de discrimination, ou d’être des victimes de leur époque. Le mouvement #MeToo a donné une voix aux jeunes femmes et a provoqué des changements dans les rapports de genres du pays sans précédent ». Le retour de bâton en Corée du Sud est phénoménal. Et pour y répondre, les femmes font la grève du ventre. Découvrez cet échange passionnant ici

‘S’évader de la prison qu’est être femme : la pensée d’Akwugo Emejulu pour “un féminisme fugitif”

« C’est là que se trouve vraiment la ligne de démarcation de la solidarité : quand vous voyez des machines d’État envahir votre corps, et votre âme, avec qui vous alignez-vous ? Encore et encore, je dirais que les femmes noires nous ont montré tout ce qui est possible en ce moment catastrophique ».

La conversation entre Akwugo Emejulu et Megan Clement pour la newsletter IMPACT. La chercheuse détaille la notion de « féminisme fugitif » et s’inspire des travaux de l’écrivaine jamaïcaine Sylvia
Wynter concernant la déshumanisation des Noir·e·s aux États-Unis. En somme, elle se demande : pourquoi continuer à essayer d’être reconnu·e·s comme “être humain” ?

Elle est disponible dans sa langue originale (l’anglais), ici.

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