par Rebecca Amsellem

« Il y a deux façons de diffuser la lumière : être la bougie ou le miroir qui la reflète », Edith Wharton

Chères lectrices, chers lecteurs,

J’ai commencé cette saison en m’interrogeant – « Par où recommencer ? ». Je la termine avec l’espoir du « début de la fin ». Car cette saison se clôt sur un espoir, porté par une candidate américaine qui semble pouvoir incarner le début d’un changement politique profond et fermer la porte aux idées qui empêchent de faire société. Aux idées qui apprennent aux filles encore jeunes à se taire, à celles qui nous poussent à être toujours une meilleure version de nous-mêmes, et celles qui nous empêchent de distinguer la vérité du mensonge. C’est avec cet espoir qu’on peut souhaiter un monde avec une économie de la sororité, fondée sur un principe simple : un homme, une femme, un même salaire. Un monde où on peut décider d’aller courir au milieu de la nuit parce qu’on en a envie et où on mange ce qu’on veut, sans culpabilité aucune. Un monde où on peut créer car nous ne sommes pas lestées de trop d’obligations, car nous pouvons nous extraire de la temporalité.

Je vous remercie du fond du cœur pour cette nouvelle saison passée ensemble : merci de me lire chaque semaine (ou presque), merci de m’envoyer vos impressions sur les newsletters, je garde chaque mot précieusement. Merci aux journalistes et traductrice – Megan Clement, Josephine Lethbridge, Agustina Ordoqui, Anna Pujol-Mazzini, Lila Paulou – qui œuvrent à vous proposer les newsletters produites par Gloria Media, avec, chaque semaine, un même objectif : promouvoir des idées novatrices, celles qui permettent de vivre ensemble un peu mieux. Merci à toutes les artistes qui ont accepté que je les interviewe, merci de m’avoir ouvert un peu votre monde. Merci à toutes les personnes qui ont permis à cette newsletter de clôturer cette neuvième saison.

Je vous souhaite un bel et joyeux été et vous laisse, s’il reste encore quelque place dans votre valise, avec une liste des livres préférés de mes écrivains préférés. Cette liste complète celle de mes « livres d’été » réalisée l’année dernière.

Et vous, que lisez-vous ? 

Rebecca

***

Joan Didion, l’autrice de L’Année de la pensée magique, a listé ses livres préférés. Parmi eux, on trouve Les Hauts de hurlement d’Emily Brontë, Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez, Portrait de femme de Henry James. Source : https://earlybirdbooks.com/books-that-inspire-joan-didion

Virginia Woolf mentionne Middlemarch, étude de la vie de province, de l’écrivaine George Elliot et Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë.

Pour Nabokov, l’auteur du sublime Lolita (dont le génie de l’œuvre originale, si je dois préciser, n’est en aucun cas reflété dans l’interprétation misogyne cinématographique), il s’agit d’Ulysse de James Joyce, La Métamorphose de Kafka, et de la première moitié d’À la recherche du temps perdu de [Marcel] Proust (au cas où certaines s’obstinent à poursuivre la lecture).

Pour Jane Austen, Orgueil et préjugés ! Emma !, c’est Histoire de Sir Charles Grandisson, qui est un roman épistolaire de Samuel Richardson

Marguerite Duras, qui écrit si bien l’odeur de la mer dans Le Marin de Gibraltar et Un barrage contre le Pacifique, a mentionné à plusieurs reprises Moby Dick de Melville. 

Albert Camus loue Les Frères Karamazov de Dostoïevski.

Collage réalisé par mes soins

Vous aimez ce qu’on fait ?

Rejoignez les plus de 100,000 abonné·es et abonnez-vous à la newsletter Les Glorieuses