#10Novembre11h31
Le sujet
14,2%
Si l’on compare les salaires annuels des femmes et des hommes en France, les femmes gagnent en moyenne 14,2 % de moins (INSEE). Cela signifie que symboliquement, à partir du 10 novembre à 11h31, les femmes cessent d’être payées pour le reste de l’année.
De quoi parle-t-on ?
Chaque année, le mouvement #10Novembre11h31 alerte sur les inégalités salariales persistantes entre les femmes et les hommes. Pour comprendre ce que recouvre cette injustice, il faut regarder les chiffres. Trois indicateurs, tous issus de l’INSEE, coexistent. Ils reflètent des réalités complémentaires des inégalités de salaires en France. Voici ce qu’ils nous disent :
– 14,2 % C’est l’écart de salaire moyen entre les femmes et les hommes à temps plein, dans les secteurs public et privé, pour les entreprises de plus de 10 salarié·es. C’est ce chiffre qui est utilisé pour calculer la date symbolique du #10Novembre11h31, à partir du nombre de jours ouvrés en 2025 (251). À cette date et heure, les femmes cessent symboliquement d’être rémunérées pour le reste de l’année.
– 3,8 % C’est l’écart de rémunération à travail égal, compétence égale, et dans un même établissement. Cet écart inexpliqué est une preuve directe de la discrimination. Il n’existe aucun facteur objectif extérieur pour le justifier.
– 22,2 % C’est l’écart global tous temps de travail confondus, tous secteurs réunis, sur l’ensemble des salaires perçus dans l’année. Ce chiffre illustre une réalité structurelle : les femmes sont surreprésentées dans les emplois à temps partiel, moins rémunérés, ou dans les secteurs sous-valorisés.
Et si on ne fait rien ? À ce rythme, l’égalité salariale ne sera atteinte qu’en 2167. Oui, dans 142 ans. Si l’on continue à ce rythme nous devrons attendre plus d’un siècle avant que les femmes et les hommes soient enfin payés à égalité.
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dont dépêches AFP, Le Monde, Le Parisien, Les Échos, La Croix, et dans la totalité de la PQR …
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La pétition
Soutenez le mouvement annuel l’égalité salariale
Chaque année, la newsletter une pétition pour faire avancer des mesures concrètes vers l’égalité salariale. Trois leviers, simples et efficaces, peuvent tout changer :
- Appliquer le principe d’éga-conditionnalité Aucune entreprise ne devrait toucher d’argent public si elle ne respecte pas l’égalité salariale : nous devons conditionner l’accès aux marchés publics, subventions et avantages fiscaux à l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette mesure à coût zéro pour l’État est déjà recommandée par le Haut Conseil à l’Égalité.
- Revaloriser les métiers à prédominance féminine Les métiers essentiels, soin, éducation, sont majoritairement exercés par des femmes et restent parmi les moins bien rémunérés. Nous demandons une reclassification des métiers selon leur pénibilité, expertise et utilité sociale pour corriger ces inégalités criantes.
- Instaurer un congé parental équivalent et obligatoire pour les deux parents Parce que l’écart de salaire commence à la naissance du premier enfant, nous demandons un congé parental bien indemnisé, égalitaire et non négociable pour chaque parent. En cas de monoparentalité, la personne concernée pourra cumuler les deux congés. Inspiré des modèles suédois et espagnols, ce congé est un levier décisif pour briser les stéréotypes de genre et répartir équitablement les responsabilités parentales.
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L’étude
40% des richesses en Europe appartiennent aux femmes
L’étude « Ce que valent les femmes? Mettre un terme aux écarts de richesse entre les hommes et les femmes » explore pour la première fois en France non seulement les écarts de salaire, mais les écarts de richesse au sens large.
Elle met en lumière un constat : 40% des richesses en Europe appartiennent aux femmes, 20% en Inde ou sur le continent africain : les hommes possèdent 105 trilliards de dollars de plus que les femmes dans le monde.
Pour réduire cet écart de richesse, l’étude présente des leviers concrets qui ont déjà fait leur preuve :
– des idées à mettre en place dans son couple, avec Héloïse Bolle
– repenser la charge domestique et parentale, pour laquelle les femmes consacrent 12 ans de plus de leur vie, avec Marie Eloy
– des entreprises qui aident les aidant·e·s et les parents, avec Laëtitia Vitaud
– le grand transfert des richesses, avec Josephine Lethbridge
– des politiques publiques locales et nationales, grâce à des entretiens avec les économistes Cecilia García-Peñalosa et Camille Landais
Clair, documenté, orienté action : un outil indispensable pour toute organisation, entreprise ou décideuse qui veut ne plus subir les inégalités mais les combattre.
Téléchargez le rapport en cliquant sur l’image ci-dessous.

La collaboration avec l’Indéprimeuse
« Ça c’st le salre d’une fme »
Cette année, la newsletter Les Glorieuses s’associe L’Indéprimeuse. Ensemble, nous invitons toutes et tous à soutenir la lutte pour l’égalité salariale à travers des créations engagées et porteuses de sens.

En savoir plus sur Les Glorieuses et le mouvement
Chaque année, la newsletter Les Glorieuses porte le combat de l’égalité salariale et de la lutte contre les violences économiques au travers d’un hashtag devenu rendez-vous incontournable – la date à l’heure à laquelle les femmes devraient théoriquement s’arrêter de travailler jusqu’à la fin de l’année du fait des inégalités salariales. Un hashtag partagé des dizaines de millions de fois. Découvrir les éditions précédentes 2024, 2023, 2022, 2021, 2020, 2019, 2018, 2017 et 2016.
Pour toute demande presse, vous pouvezcontacter Leslie Toledano (06 10 20 79 60) [email protected] Accéder au communiqué de presse 2025.
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